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Michel Legrand, Barbara Streisand, "Yentl"

Il y a des gens qui refroidissent volontairement, il y a ceux (les plus nombreux) qui le font involontairement, et il y a qui réchauffent sans même prononcer un mot. Ce sont juste des êtres tournés vers l'extérieur (c'est à dire "les autres") plus que sur leur propre image.

Une radio libre m'avait chargé d'interviewer Michel Legrand entre deux avions (les siens) à l'aéroport de Blagnac, à l'occasion de sa tournée promo pour "Yentl", dont il avait fait la musique.

Le film était sympathique et un peu caricatural (il serait intéressant de le montrer aujourd'hui à une heure de grande écoute), mais allait au bout de ce propos précurseur : changer de sexe (en apparence) pour réussir son but.


J'ai décidé de questionner Michel Legrand sur son travail de compositeur sur ce film précis, en élargissant à la création d'une B.O. "en général" (même si ces deux derniers mots ne veulent rien dire). Il était surpris que je parvienne à échapper au 'tout promo" (de toute façon la promo ne sert à rien nulle part... Comme le dit Benoit Poelvoorde : "Sur un plateau télé, aucun invité n'écoute ce que dit l'autre !"). Donc autant rendre hommage aux artistes en leur proposant de nous emmener dans leurs vibrations intérieures, leurs doutes, leurs failles, leurs grandeurs, plutôt que de les obliger à répéter en français ce qu'ils ont dit en espagnol la veille et diront en allemand le lendemain et en Japonais le mois suivant.

En rentrant chez moi, j'ai vu la gentille dédicace du musicien sur le dossier de presse du film et je me suis dit "Lui aussi était heureux de sortir des sentiers battus !" Il vaut mieux les chantiers vécus !



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