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Deliver me from nowhere : reactions

J'étais ado quand "Nebraska" de Bruce Springsteen est sorti, mais je gravitais autour d'une radio libre près de Toulouse. Immédiatement,j'ai trouvé ce disque, comment dire : "surfait". Le directeur d'antenne avait à l'époque 2 mantras : "Play blessures" d'Alain Bashung était un chef d'oeuvre, et "Nebraska" un tour-de-force et une prise de risque magistrale. J'essayais de comprendre.


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Le grand album de Springsteen, c'est "Tunnel of love" (et de loin). Un disque tellement profond, divers, passionnant musicalement et dans ses thèmes. Je n'échangerai jamais 5 "Born in the USA" contre 1 "Tunnel of love". Pour celles et ceux qui l'ignorent, Nicola Sirkis, le regretté membre d'Indochine avait repris "Two faces" sur son album solo. C'est quand même une indication... Qui aurait envie de reprendre "Glory days" ?


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Après avoir vu la bande-annonce de "Deliver me from nowhere", j'ai plus ou moins décidé de ne pas aller voir le film. La ressemblance de l'acteur avec le chanteur me semblait limite, et mon peu d'attrait pour "Nebraska" n'arrangeait rien. De plus, le fait que, comme Dylan, Bruce a vendu son catalogue pour 500 000 000 de $ me fait de la peine. Est-ce parce que la musique ne rapporte presque plus rien qu'il faut la vendre ?


J'y suis finalement allé... Je savais que depuis le 11 Septembre 2001, Springsteen prend des anti-dépresseurs (il a rendu public cette information...), mais j'en savais moins sur sa dépression (toute relative) après "The river". Le film m'a au final plutôt intéressé, bien plus que "Bohemian Rhapsody", vraiment quelconque, ou que "Rocket man", la carrière d'Elton John n'étant pas assez passionnante pour justifier tant d'effets...


Dans "Deliver...", j'ai beaucoup aimé ce moment où un fan aborde Springsteen et lui dit "-Je connais tout de toi !" ce à quoi le chanteur lui répond : "-Tu as de la chance, moi je me connais mal...". Plus tard, un des personnages dit "Le silence peut être bruyant." Très belle réplique.


Ce qui m'a touché (mais est-ce véridique ?) c'est le fait que, malgré le triomphe de "The river", Springsteen marchait dans les rues sans gardes du corps. Martin Scorsese a dit un jour que Clint Eastwood était un acteur post 2ème guerre mondiale, sous entendu que, contrairement à Cary Grant, sa démarche (sa façon de marcher...) a quelque chose d'inquiet, car la bombe atomique peut toutes et tous nous anérantir en 5 secondes. Et bien, la démarche de Springsteen dans "Deliver me..." est une démarche d'avant le 11/09. Les gens étaient plus détendus.


Le film est bien réalisé, avec une patience méritoire. Je ne comprends pas pourquoi on reproche au film son manque de rythme. A l'époque, les gens s'écoutaient, se parlaient, il n'y avait pas de téléphone portable ni d'internet. Or, écouter, cela prend du temps.


J'ai versé une petite larme lorsque Springsteen crache le morceau face à son psy. Des souvenirs personnels sans doute pour moi.


Il y a quelques années, pour m'imprégner de l'ambiance de "Nebraska", je suis allé à... Atlantic city, pour voir si je comprendrais mieux.


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Une chose m'a amusé (en mal) : on insiste dans le film sur le fait que le chanteur ne voulait "aucun single" pour faire la promo du film. Or, j'ai près de moi le 45 tours de "Atlantic city", que notre radio avait reçu (et qu'elle devait passer le plus possible !"). Petit mensonge scénaristique...


MAIS je ne pardonnerai jamais qu'au début du film, l'auto-radio crache la chanson "Urgent" de Foreigner (celle qu'on entend à la fin de "L'amour ouf") alors qu'en réalité elle est sortie 4 ans après, en 1984. Virez le scénariste, virez le ou la scripte !

 
 
 

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