Inconnu à cette adresse

 

EQUIPE TECHNIQUE
  • Image : Brigitte Barbier

  • Son : Sophie Laloy

  • Scripte : Céline Breuil-Japy

  • Montage :

    • Alexandra Strauss

    • Catherine Mantion

    • Morgane Spacagna

    • Sophie Brunet

CASTING
  • Dominique Parent

  • Sylvie Audcoeur

  • Adrien Drouet

LA RELATIVITE EXPLIQUEE AUX ENFANTS

Parce qu’il avait oublié que Nicolas, son fils de 9 ans, devait préparer un “défi” demandée par la maîtresse d’école, un père prend une décision curieuse : lui expliquer la célèbre théorie de la relativité d’Einstein. Avec mission de l’expliquer aux autres élèves deux jours plus tard...

RÉSUMÉ

A PROPOS

Il y a quelques années, j'avais été très intéressé par une phrase de Marc Lavoine, disant que dans "Le coeur des hommes", il avait joué son propre père, sans s'en rendre compte. Dans "La relativit" expliquée aux enfants", j'ai parlé de mon enfance sans en être totalement conscient.

Le film est né du titre, qui m'a sauté à l'esprit, sans crier gare, pendant que je roulais un dimanche soir. Quand je dis "sans crier gare", c'est à prendre au pied de la lettre : je n'avais aucun intérêt spécial pour les sciences en général, ni pour Einstein en particulier.

Pendant plusieurs mois, je me suis dit que mon prochain film s'appellerait "La théorie de la relativité expliquée aux enfants", car même si le film était moyen au moins le titre attirerait l'attention. J'ai donc écrit plusieurs scripts, sans réelle conviction, avant de me dire : "Mais pourquoi n'écris-tu pas un scénario qui ressemblerait au titre ?"

J'ai accumulé quelques idées, quelques "images" mentales, et un matin, j'ai été comme appelé, et je me suis rendu à St Germain-En-Laye. Je me suis allongé sur la balustrade de pierre, dans le parc, et j'ai laissé des associations se faire : un train, une grand-mère, une classe, un enfant, un père timide.

De retour chez moi, j'ai allumé l'ordinateur et le scénario est venu en 45 minutes, comme si j'étais possédé. Mais une possession douce.

J'ai attendu deux ans avant de tourner ce film : il fallait trouver le bon acteur, et j'ai proposé le script à beaucoup : Philippe Torreton (qui n'aimait pas la fin), Jacques Gamblin (qui aimait le scénario mais allait tourner avec Kurosawa), François Morel (trop occupé), Jean-Pierre Lorit et même Laurent Gerra, que j'avais rencontré à Sarlat.

Un soir, j'ai appelé Bruno Podalydès, qui m'a donné plusieurs noms, dont Dominique Parent, avec qui nous avons fait des essais. Beaucoup de mes proches me conseillaient de le prendre, et ils avaient raison. Mais le fait est que je n'ai pris ma décision que deux jours avant, ce qui m'arrive souvent. Le moment où j'ai emmené Dominique et Adrien Drouet (qui joue le petit garçon, c'est à dire mon alter ego) chez le coiffeur la veille du tournage, est un magnifique moment.

Pour le rôle de la Maman, j'avais demandé à Chantal Lauby (qui trouvait le script "trop complexe"), à Karin Viard (qui m'a appelé depuis son bain pour me dire que le rôle était trop mince) ou Agnès Michaux, qui n'a pas donné suite.

Je suis revenu à celle qui tenait la corde depuis plusieurs mois : Sylvie Audcoeur, qui ressemble en fait beaucoup à ma propre mère :)

Le film a été tourné en Super 16, éclairé par Brigitte Barbier. Suite à des quiproquos, je me suis retrouvé avec deux caméras mais aucun retour vidéo. Au lieu de me mettre en colère, j'ai pris ça avec le sourire. N'empêche : plusieurs plans "faibles" du film sont sûrement dus au fait que je ne pouvais pas vraiment les contrôler. C'est la vie...

Le charme du film vient de sa simplicité, et du naturel (et l'intelligence) de son enfant (Adrien donc), et de son "Parent" (Dominique).

Ce que je n'avais pas prévu, c'est que le film resterait 10 ans sur une étagère car j'étais pris par d'autres activités, et que la bascule entre pellicule et numérique compliquait le process.

Grâce à la générosité de la monteuse son Elisabeth Paquotte, que je n'oublierai jamais, nous avons pu faire un montage son qui ne nous ruine pas. Il fallait pourtant entrer dans un ordi, toutes les bandes optiques.

 

Le film a été projeté a connu sa première publique à "L'entrepôt", dans le cadre du festival "Ciné-Rail". Mon père était là, celui qui le jouait aussi. Au moment où, sur l'écran, le père met la main sur celle de son fils, dans un acte d'amour indicible, j'ai posé la main sur celle de mon père.

Marc Lavoine a raison : parfois on ne sait pas pourquoi on fait certaines choses, mais on en éprouve le besoin...

 

 

 

 

 

 

 

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