Inconnu à cette adresse

 

EQUIPE TECHNIQUE
  • Image : Philippe Guilbert

  • Son : Marc Engels

  • Montage : Antoine Laviole de Gambe

  • Production : Pierre Gaffié

CASTING
  • Claude-Jean Philippe

  • Sylvie Granotier

INCONNU A CETTE ADRESSE

Ce film est l'unique adpatation à ce jour du célèbre livre "Inconnu à cette adresse" de Kathrine Kressmann Taylor, publié à titre posthume et paru en France aux éditions "Autrement".

 

Les deux réalisateurs du film -Sandrine Treiner et François Chayé" ont décidé de déplacer l'intrigue dans un univers contemporain : après avoir découvert le livre dans une librairie de Clermont-Ferrand, un homme comprend que le héros du livre -un homme qui a brisé une amitié sur l'autel du nazisme- n'est autre que son propre père. Il tente d'en savoir davantage et va finalement avoir accès aux lettres échangées par Max Eisentein et son père Martin Shulse pendant la seconde guerre mondiale.

RÉSUMÉ

A PROPOS

En découvrant "Inconnu à cette adresse" alors qu'elle travaillait pour l'émission "Un livre, un jour" sur France 3, Sandrine TREINER (aujourd'hui patronne de France Culture) a eu un choc. Et l'envie d'en tirer une adaptation cinéma.

 

Elle s'est tournée vers François CHAYé, réalisateur télé et cinéma, qui s'est lui-même tourné vers moi. Au début, conscients du potentiel du livre, ils étaient persuadés que les sociétés de production se battraient pour produire le film. Mais au bout d'une ribambelle de refus, Sandrine et François m'ont demandé de produire le film. Les repérages ont eu lieu le lendemain des attaques du 11 Septembre 2001. La région Auvergne ayant décidé de soutenir le projet, il nous fallait tourner la-bas. C'est un petit village de Haure-Loire -St André de Chalencon- qui a retenu l'attention des co-réalisateurs. Un village avec des maisons vides parfois, un "pont du diable", et des sensations fortes. Le tournage a eu lieu en Février 2002.

 

Pour jouer le rôle du fils du traître, Sandrine et François tenaient à Claude-Jean PHILIPPE, célèbre pour "Apostrophes" de PIVOT. Pour le rôle féminin, Anouk AIMEE avait été contacté, et avait donné son accord. Malheureusement, 3 semaines avant le tournage, elle a décidé, unilatéralement, de quitter le projet. J'ai très rapidement proposé le nom de Sylvie GRANOTIER, actrice que j'admirais beaucoup. Sandrine et François n'étaient pas très chauds mais peu à peu, elle est devenue, aussi, leur choix. Nous avons tourné dans un grand froid (météo) en 7 jours et en 35mm. Le chef-op était le partenaire attitré de François : l'immense Philippe GUILBERT.

 

Parallèlement au tournage, je me suis occupé des droits musicaux : en l'occurrence l'acquisition de musiques d'Arvö PART, qui étaient chères, mais dont le prix aujourd'hui ferait sourire. Environ 2000 euros. Sourire car avec la crise du disque CD (et le fait que la musique contemporaine est moins bandante que le rap, en streaming) aujourd'hui les droits pour du Pärt seraient beaucoup plus élevés. Le tournage était très dépendant de deux facteurs : le fait d'être "coupé du monde" et de tous loger dans le même hôtel était appréciable. D'un autre côté, filmer une histoire d'oppression morale dans un cadre austère peut avoir des échos inattendus. Le film a été montré sur France 3, sélectionné à Clermont-Ferrand (normal, la région avait aidé le film). Mais sa carrière en salles a été beaucoup plus frileuse que je ne m'y attendais.

 

En ce qui concerne la télé, je m'explique encore mal que "Arte", chaîne franco-allemande n'ait pas acheté ce film qui gravite autour de la thématique de la guerre, et d'un rapprochement possible malgré l'horreur. Heureusement, le film a eu une petite postérité, puisqu'il a eu des projections scolaires, et même des textes écrits sur lui. Sur le tournage, quelqu'un a fait remarquer que, avec Anouk AIMEE, le film aurait été bien plus médiatisé. C'est sûr. Mais Sylvie GRANOTIER apporte quelque chose d'unique... Quand je pense à ce film, 16 ans après, je pense immédiatement au dernier plan, celui où le héros lit l'ultime lettre de son père et reste groggy. Le corps en légère bascule de Claude-Jean PHILIPPE est très émouvant. Je recommande dTourné en Février 2002 ST André de Chalencon (Haute-Loire)

MÉDIAS

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