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Emilie MILLOT

assistante réalisation

• Qu’est-ce qui vous a attiré dans le milieu où vous travaillez ?

J’ai toujours été passionnée par le cinéma, je n’ai jamais vraiment fait d’études là-dedans, excepté quelques cours d’histoire du cinéma lorsque j’étais en licence de Médiation Culturelle. Ce qui m’intéressait, ce n’était pas les paillettes comme beaucoup mais bien l’envers du décor, savoir comment un film se faisait. J’ai toujours, autant que je me souvienne, passé des heures à regarder les making off et les director’s cut.

Autodidacte ici comme sur d’autres sujets, j’ai appris sur le terrain. J’ai commencé par être scripte puis assistante réalisateur sur de petits projets étudiants (alors que j’avais une relative vague idée des responsabilités et tâches de ces postes) puis au fil des projets, j’ai appris, et j’ai ensuite voulu me professionnaliser, ce que j’ai fait à mon rythme.

• Que consiste en quelques mots vos 2 métiers ?

Deux métiers de « l’humain » avec une partie administrative.
Assistante réalisateur : tout dépend de l’envergure et du type de projet pour le nombre d’assistants mais le travail est plus ou moins le même.
En format pub ou clip il y en a généralement un ; qui gère le planning du tournage, les feuilles de service et tout autre document nécessaire au bon déroulement du tournage en amont (toujours en accord avec les demandes et besoin du réalisateur et par une discussion avec les autres chefs de poste de l’équipe) et enfin sur le plateau s’occuper des comédiens mais aussi de l’échange entre réalisateur et chefs de poste, ainsi que veiller au bon déroulement du tournage dans les temps.
En format série ou film (court / moyen / long métrage) le 1e peut être assisté d’un second, voire d’un 3e si le budget le permet, et dans le cas des séries ou de certains très gros films il y a même plusieurs équipes mise en scène.
Dans le cas donc où il y en a 3 la répartition du travail en prépa ainsi qu’en tournage est généralement (il y a toujours des nuances propres à chaque projet) comme ce qui suit :
Le 1e gère pendant la prépa les repérages avec les chefs de poste, assiste aux réunions et discute de l’organisation du tournage au cours de ces dernières, il est en lien direct avec les chefs de poste, la production et le réalisateur. Il peut se charger de la distribution artistique si la production n'a pas engagé de directeur de casting.

 

Sur le plateau pareil. Il s’assure du bon déroulement du tournage (mise en place, répétitions, fait respecter le silence et lance les annonces, s’assure des conditions de sécurité, en lien avec le régisseur général, temps de tournages...), est toujours sur le plateau, et fait l’intermédiaire du réalisateur. Il a – en général- réponse à tout ou presque et fait en sorte que le réalisateur aie juste à seconcentrer sur la mise en scène, les intentions de jeu.... Parfois il peut suggérer une idée au réalisateur si les rapports sont bons mais ce n’est pas son rôle.

Le 2nd s’occupe de tous les documents nécessaires au tournage pendant la prépa (toujours en accord avec le 1e assistant avec qui il communique principalement), à savoir plan de travail, dépouillement, feuille de service (en lien avec le 1e assistants et toutes les équipes) ....

Sur le plateau, le 2nd est généralement près du moniteur (à proximité du plateau généralement... Histoire de ne pas avoir trop de monde sur le plateau, surtout maintenant en période COVID), derrière lequel se trouve également le plus souvent la scripte, les assistants HMC (Habillage, Maquillage, Coiffure) pour les raccords potentiels, et tout autre assistant qui a besoin de vérifier l’image pour son poste (image, lumière, déco....). Son rôle est double : d’un côté il est littéralement au milieu des deux autres assistants (le 1e sur le plateau, le 3e en loges) et relaie les informations / questions venant ou à direction de l’un des deux autres assistants (ex : la scripte qui à une information à communiquer/ demander, le 1e qui a besoin du hmc pour un raccord, prévenir le plateau que les comédiens en loge sont prêts etc...) et d’autre part ; lorsqu’il y a maximum 10 figurants c’est à lui de les placer sur le décor pour animer un peu le fond. Au-delà de 10 on fait appel à un chef de file (cf point suivant).

Le 3e s’occupe des comédiens, en prépa et en tournage.
En prépa, il s’occupe de créer, et envoyer aux comédiens leur « Jour à Jour » (le texte pour chaque jour où ils tournent, afin qu’ils évitent de chercher dans tout le scénario eux-mêmes la bonne séquence/ scène), d’appeler les comédiens pour leur confirmer leurs dates de tournage (et le cas échéant voir avec le « planneur » (responsable du planning des comédiens et / ou (si assistant) destechniciens) si c’est adaptable ou non). En tournage le 3e s’assure que le comédien soit dans le studio à l’heure, qu’il soit passé au HMC et qu’il soit prêt selon les heures de convocation indiquées sur la feuille de service. Il est en lien permanent avec le 2nd pour donner les infos loges, informer d’un éventuel retard (comédien pas encore prêt à l’heure requise) et se tenir au courant de l’avancement du plateau. Il l’amène sur le plateau et ne reste rarement que très peu car il y a souvent des comédiens a ramener au HMC pour un changement de séquence (modification tenue, coiffure ...), d’autres pour qui il faut s’assurer qu’ils soient bien partis avec les chauffeurs (retour chez eux, transfert dans une autre équipe....), d’autres qui arrivent (les comédiens n’ont pas toujours les mêmes heures de convocation)... Il faut toujours savoir où les comédiens sont, même si en pause entre 2 séquences, pour justement ne pas perdre du temps à les chercher dès que l’on a de nouveau besoin d’eux. Il faut savoir être pédagogue et diplomate, savoir où ils sont sans trop les coller (un comédien agacé risque de plomber un tournage). Ce sont un peu comme des enfants, il faut s’adapter à chacun et être malin, car ils vont toujours (souvent) essayer de gratter du temps pour une clope / un appel / les costumes qui veulent leur faire essayer des tenues pour d’autres journées parce que « c’est bon on a le temps il est en pause » .... Diplomatie avec les comédiens mais aussi le HMC avec qui il est essentiel de garder de très bonnes relations également.

Les 3 postes sont intenses mais pas pour les mêmes raisons 😊 On arrive tôt (le 3e d’abord, car il faut être là avant le 1e comédien du jour, ensuite le 1e et 2nd arrivent pour assister à la mise en place), en tant que 3e je ne vais pas manger tant que tous mes comédiens ne sont pas à table / partis, et je ne pars pas tant que le dernier comédien est toujours là.

Le 3e peut être parfois sur le plateau s’il faut par exemple donner des « top » aux comédiens (départ différé du « action », dans le cas où ils ne peuvent pas voir ou entendre ce qu’il se passe) ou remplacer le 2nd lorsqu’il part faire ou valider la feuille de service par la production.

Cheffe de file (aussi appelé chargé de figuration) : en France ils sont souvent déjà partie intégrante de la production, en Belgique ce sont des agences auxquelles les productions font appel.
Le chef de file s’occupe de booker la figuration et les silhouettes (parlantes ou non) après discussion et brief avec la mise en scène sur les besoins. Généralement, le chef de file possède déjà une base de données qu’il peut proposer, et s’il manque de profils ou que le profil est spécifique il part à la recherche de ces derniers, soit en utilisant le réseau qu’il à déjà soit en postant des annonces sur les sites spécialisés ou via les réseaux sociaux.

Pour la figuration, pas besoin de validation de la part de la production ou mise en scène, tant que les figurants entrent dans les critères demandés et que le nombre est respecté (défini selon les besoins de la scène...et le budget alloué). Pour les silhouettes, surtout si elles sont parlantes, il y a souvent besoin de validation de la part de la mise en scène/ production / client (dans le cas d’une pub) car, par définition ils sont identifiables.

Une fois que toute la figuration a été bookée, qu’un point avec le hmc a été fait sur les tenues que chacun doit porter, et que la feuille de service à été éditée, le chef de file envoie les convocations aux figurants/ silhouettes. Il faut souvent rappeler ceux qui n’ont pas ensuite confirmé leur présence, histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise une fois sur le plateau, prévenir au besoin la « backup list » (en figuration il y a presque toujours des annulations, parfois même au dernier moment ou sans réponse même quelques jours après des personnes en question), et enfin préparer le nombre de contrats relatifs au nombre de figurants qui viennent chaque jour. Sur plateau, le rôle de chef de file est de les accueillir, s’assurer que tout le monde est la (important d’avoir sur soi la liste des figurants / silhouettes et leur contact en cas de besoin), faire signer les contrats et surtout les placer sur les scènes (quelques règles à observer pour placer la figuration), toujours savoir où ils sont (un peu comme les comédiens), ne jamais les libérer tant que la mise en scène n’a pas confirmé ne plus en avoir besoin (et ce même si ça fait 3 séquences qu’ils n’ont rien fait) et enfin transférer les contrats à la production et s’assurer du paiement des prestations dans un délai raisonnable.

Bien entendu faire en sorte que tout le monde (techniciens, comédiens, figurants) puisse travailler dans de bonnes conditions et qu’ils passent un bon moment !

• Comment recrutez-vous les figurants ? Comment avoir l’œil critique lors de la sélection ?

 

Comme expliqué plus haut, par le réseau premièrement. Au fil des projets, un fichier se constitue, ce qui nous permet d’avoir déjà des profils sous la main à présenter directement.
Par les annonces dans un second temps, si manque de personnes ou bien profil spécifique.

Echange entre chefs de file car nous n’avons pas forcément tous le même fichier. Il m’arrive aussi d’aller chercher directement les profils concernés sur leur lieu de prédilection. J’ai par exemple contacté des centres et structures de grand brûlés pour un projet, des pompiers, des sportifs dans des salles de sport, des écoles de musique etc..... et parfois même le voisin, le facteur, le boucher.... L’œil critique vient avec l’expérience je pense (et je suis assez « jeune » encore dans ce milieu). A travers les tournages déjà réalisés, nous savons aussi qui est fiable/ professionnel et qui éviter d’envoyer (les black list existent). A propos des silhouettes, lire le scénario et discuter avec le réalisateur, la mise en scène permet d’avoir une idée de l’ambiance du projet.

Néanmoins, et c’est souvent le cas dans la pub, certains n’y connaissent pas grand-chose et sont assez exigeants. Il arrive parfois qu’il faille s’imposer et imposer des compromis à la production au client (ex : j’ai une fois eu besoin d’une petite fille brune de 6 ans qui savait jouer de la harpe correctement ! j’en ai miraculeusement trouvé une ... Mais plus âgée... Négocier donc pour savoir ce

qui est vraiment important dans le profil recherché), et parfois nous proposons le profil parfait selon les critères et pour des raisons qui nous échappent, ils vont choisir quelqu’un qui ne l’était pas forcément.
Je ne cherche pas forcément des gens beaux mais je dois penser à la cohérence du groupe, parfois en fonction du lieu, les imaginer en costume et dans lequel si c’est un film d’époque (et faire attentions aux anachronismes comme les tattoos, les couleurs de cheveux, les coupes, les barbes...)

• Quels sont les aspects de votre métier que vous adorez ? Et ceux que vous aimez le moins ou que vous voudriez changer ?

 

J’aime : L’humain et voir le projet prendre forme et se concrétiser sur plateau. Le côté organisationnel, booker des gens. J’aime autant les 3 postes en mise en scène que le poste de cheffe de file bien que différents dans leur approche. J’aime « raconter des histoires » aux figurants pour alimenter leur jeu (tout le monde ne le fait pas mais ça ajoute une vraie valeur et le figurant se sentréellement inclus). J’aime quand le réalisateur est satisfait de sa journée, que le reste de l’équipe à pu travailler dans de bonnes conditions, lorsque l’on finit à l’heure, lorsque les comédiens et figurants ont passé un bon moment.

J’aime le fait que ce métier est spontané, souvent en dernière minute, que « le bureau » et les « collègues » changent souvent, j’aime aussi retravailler avec certains, la liberté de choisir un projet ou non, j’aime les belles expériences de tournage (des lieux auxquels je ne serais jamais allée autrement (des grands théâtres/ palais, ou autre lieux non ouverts au public, des expériences que je n’aurais pas vécu sans les tournages (tourner en ULM, en hélicoptère, dans des voitures de course, avec des animaux « exotiques » dans des décors qui le sont tout autant). J’aime découvrir de nouveaux talents et échanger avec des comédiens plus confirmés, que j’ai regardé à travers ma tv en étant petite. J’aime le fait qu’à chaque tournage j’apprends : sur moi, sur mon métier, sur les autres métiers, sur des éléments techniques...

Les fêtes de fin de tournage, les super régies et déjeuners.

Je n’aime pas : quand les logiciels comme Movie Data plantent, lorsque l’on reçoit les versions définitives des textes la veille ou presque, avoir à dire non à certains mais pas le choix, courir après un comédien qui a été plus malin que moi, avoir à rappeler les gens qui ne répondent pas, devoir parfois « faire le flic » avec la figuration qui ne respecte pas les règles, les figurants qui ne respectent pas les règles, courir après les productions qui paient parfois tardivement, lorsque le 1e assistant mise en scène ne tient pas son plateau et se sent le besoin de crier pour échanger avec le plateau, lorsqu’un technicien sort du cadre de son

poste pour donner des conseils à un autre technicien, les clients avec leurs briefs irréalistes et qui n’acceptent aucun compromis, les tonnes de papier gâché à l’impression des jour a jour, feuilles de service et autres plans de travail. La fin du tournage et dire au revoir à tout le monde, les classiques « madeleine/ quatre quart / chips / gaufre industrielles sous vide (en Belgique) » récurrentes sur tous les tournages.

 

 

• Sur quel type de projet préférez-vous travailler ?

 

J’aime beaucoup le format clip car c’est souvent très court et c’est comme un mini film. Il faut être réactif.
La pub est parfois intéressante au niveau des expériences inédites (cf point plus haut) car puisqu’il y a du budget (la pub paie très bien) on peut se permettre quelques folies

Les films selon le sujet, le casting et le cadre professionnel.

• Quel est le meilleur conseil que vous ayez pu avoir jusqu’à présent ?

 

Va toujours chercher l’information par toi-même.
Adapte-toi, écoute, regarde, communique et sois réactif.
Le plus important ce n’est pas de faire des erreurs (car nous en faisons tous et ce n’est jamais la faute que d’une personne, chaque membre de l’équipe est lié à l’autre) mais de les réparer dès que possible.
« Assistant réalisateur assis, assistant réalisateur fini » (fonctionne aussi pour les cheffe de file) En effet ce sont eux qui donnent le rythme du film, donc si tu t’assois le reste de l’équipe pense que l’on a le temps et peut profiter aussi !
On apprend donc à développer des techniques « assis/debout » discrètes quand besoin de repos 😊

 

 

• Pensez-vous qu’il soit plus récurrent qu’un réalisateur prenne un assistant réalisateur dans un film ou une série ?

 

Un réalisateur a toujours besoin d’un assistant, quel que soit le projet. Chaque équipe ne pourrait se passer d’assistants. Cela arrive parfois que l’on aie a faire plusieurs postes mais c’est à éviter dans la mesure du possible.

 

 

• Vous avez travaillé sur « Un si grand soleil », une série télévisée française. Quelles différences en préparation et en tournage selon vous par rapport à un long-métrage de fiction ?

 

Le temps !
Sur les séries et a fortiori les quotidiennes qui tournent tout le temps le turnover est fou. 3 équipes (et demi si on compte l’équipe 4 sur USGS qui a très peu de prépa car très peu de jour de tournage) qui préparent pendant 3 semaines (les 3e assistants n’arrivent que le dernier mercredi et n’ont donc que 3 jours pour faire leur prépa) pendant que 3 autres équipes tournent en même temps. Sur un long, vu qu’il n’y a qu’une équipe (sauf sur les très gros projets mais je ne saurais vous dire ^^) on a plus de temps (chaque tournage est différent). Souvent moins de comédiens à gérer en long métrage, ou du moins pas en même temps.
La différence de temps utile par jour tourné qui est énorme (et par conséquent le côté artistique et scénaristique qui a le temps d’être un peu plus travaillé sur un long) : 2 à 3 minutes utiles par jour pour un long contre 10/11 minutes pour une série.

 

 

• Vos expériences ont pu vous permettre d’être plus prudente lors de tournages ? Apprenez-vous davantage à chaque fois ?

 

Certainement ! J’apprends toujours sur chaque tournage comme j’ai pu le dire plus haut et notamment à m’ajuster professionnellement (sur les choses à faire /ne plus faire ou à ne plus accepter). Toujours certifier par écrit le moindre accord fait à l’oral tant que le contrat n’est pas établi et signé), noter les heures supplémentaires, ne rien laisser passer, et prendre le temps de lire les scénarios.

 

 

• Êtes-vous beaucoup sollicitée dans vos 2 métiers ?

 

Ca dépend. Le cinéma est un petit milieu où tout le monde se connaît il est donc important de faire attention. Avec des retours positifs il est plus simple d’être sollicitée, recommandée, mais, surtout à l’époque actuelle, il faut se faire sa place. J’envoie encore très souvent ma candidature et de façon spontanée à des productions qui ne me connaissent pas (peu de retours face au nombre d’envois) mais il m’arrive aussi d’être rappelée sur des sessions de série tv, ou par d’autres collègues ... Je n’ai pas souvent été 1e assistante réalisateur mais je sais que c’est plus simple une fois ce poste atteint, et c’est généralement le 1e qui monte son

équipe mise en scène, et retravaille avec les mêmes si la collaboration s’est bien passée.

 

 

• Selon vous, la prochaine étape de l'assistant réalisateur est-elle forcément de devenir réalisateur ?

 

Tout dépend de l’aspiration de chacun, certains se plaisent à ce poste, d’autres (le plus souvent) écrivent en parallèle ou ont déjà réalisé.
Je pense que ce poste offre une assez bonne vue d’ensemble de chaque poste, ce qui est, pour moi, inhérent à tout bon réalisateur (outre le scénario).

 

 

• Quelles particularités vous différencie des autres assistantes réalisatrices ? Ou des assistantes chefs de file ?

 

Chacun sa particularité mais j’essaie d’être le plus humaine possible, de considérer tout le monde (et cela commence par appeler tous les gens par leurs prénoms, même les 200 figurants, de dire « svp » et « merci » lors d’annonces), de m’adapter, et d’être organisée et rigoureuse (manque cruel de cette notion en Belgique en tout cas dans les agences de casting)

 

 

• Avez-vous d’autres choses à rajouter ?

 

Oh je pense avoir été déjà pas mal bavarde !
Bien entendu n’hésitez pas si d’autres questions vous viennent à l’esprit.
Je vous souhaite bon courage pour la suite les filles et bien que ce soit un métier intense et pas toujours facile, parfois frustrant, ne baissez pas les bras car cela en vaut vraiment le coup. Ce sont de belles expériences !

[Interview faite par email le 1er juin 2020]

Georgia italique est une police délicate et s’inspire de la calligraphie. Elle permet de mettre en valeur une petite section de texte dans un paragraphe. (avis Pierre sur rencontre)