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Ad vitam aeternam

Justine Méry (2020)

CASTING :

ÉQUIPE TECHNIQUE :

SYNOPSIS 

Six sœurs vivent en communauté au sein de la Famille Missionnaire de Notre-Dame en Bretagne près de Vannes. Chacune a fait vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance tout en exerçant leur mission d’apôtres de l’Amour pour faire connaître Dieu autour d'elles. Intriguée, j'ai voulu en savoir davantage sur leur désir de vie religieuse..

ENTRETIEN AVEC JUSTINE MÉRY 

Votre documentaire se veut porteur d’une réflexion quant à la conception assez archaïque que l’on peut se faire de cet ordre religieux. Dans quelle mesure cette expérience vous a permis de faire évoluer votre regard vis-à-vis de cette dernière ?

 

Il est certain que je n'ai pas du tout la même vie que la Famille Missionnaire de Notre-Dame, mais après avoir vécu quelques jours auprès des Soeurs, j'ai compris qu'elles étaient profondément heureuses et que les voeux de pauvreté, chasteté et d'obéissance n'étaient pas si difficile à vivre pour elles car c'est la vie qu'elles ont choisie. De plus, en cas d'épreuve, elles peuvent en parler entre elles et à leur Supérieur. Leur emploi du temps fait preuve de souplesse également en cas de soucis personnels. J'ai senti qu'elles étaient bien entourées, unies comme une vraie Famille à qui on pouvait se confier parfois en cas de coup dur. C'est très personnel comme vocation et je trouve cela très beau de pouvoir s'engager auprès de Dieu. Elles semblent très heureuses et épanouies dans leur vie et c'est pourquoi il me semble important de respecter leur choix que l'on comprenne ou non leur alliance avec Dieu. 

Comme écrit au début de votre documentaire, vous avez décidé d’entreprendre ce projet par pure curiosité mais après ce temps d’échange avec les sœurs, pensez-vous qu’il en est le reflet d’un besoin plus profondément humain que vous portiez en vous ?

Non, j'ai surtout cherché à comprendre comment cet appel a pu changer leur vie dans un premier temps...Pour trois d'entre elles cet appel est arrivé lorsqu'elles étaient étudiantes. Ce qui m'a profondément touché c'est que cet appel n'a pas été si évident pour elles à accepter ni pour leurs familles au début. Cette expérience et ces échanges avec ces Soeurs ont été très enrichissants, j'en garde un souvenir incroyable car en dehors du tournage, nous pouvions parler de tout sans réel tabou. Leur générosité et leur accueil m'ont fait beaucoup de bien, et depuis la fin du tournage, je reste en contact avec elles, j'espère pouvoir retourner les voir. 

Au montage, vous alternez les interviews face caméra avec des extraits de la vie au couvent. Pourriez-vous nous décrire une journée type au sein de la communauté ?

Les journées au Foyer ne sont pas identiques car elles changent d'activités très régulièrement. Leur mission principale reste avant tout l'éducation spirituelle qui comprend la formation à la prière et l'enseignement (transmettre la foi, faire connaître le patrimoine spirituel de l'Eglise..etc) mais les journées sont rythmées à 7h avec Les Laudes, l'Office du Milieu du Jour à 13h30, l'adoration silencieuse à 16H30, les vêpres à 18h et les complies à 20h15. 

(propos recueillis par Camille Venin)