Stanislas Roquette 

Metteur en scène - Comédien

Vous avez récemment joué dans "Apocalypse Notes" de Pierre Gaffié. Pouvez-vous me parler un petit peu de ce travail main dans la main avec Pierre Gaffié ? 

 

Ce n’était justement pas un travail « main dans la main », car Pierre nous a laissé une grande liberté d’interprétation, et se tenait relativement à distance du jeu d’acteurs. Mais il avait pris soin de nous dire ce qui comptait pour lui dans son écriture, ce qui nous a permis d’entrer à notre manière dans son univers, et dans ce questionnement un peu absurde sur la fin de la musique. Ce qui m’a amusé, c’est la minutie avec laquelle il sélectionnait tous les éléments présents sur le plateau, et aussi l’humour qu’il cherchait sans cesse à distiller entre les prises.

 

Quel est le souvenir de tournage pour ce film qui vous revient immédiatement à l'esprit ? 

 

Immédiatement, je pense au décès, quelques jours après le tournage, d’un garçon qui était venu nous aider en régie : Nolan. Je ne le connaissais pas avant le tournage, mais il m’avait paru très sympathique, et la soudaineté de son départ m’a choqué.

Pour le tournage en lui-même, je me souviens d’une longue scène de dialogue que l’on a refait plusieurs dizaines de fois en changeant souvent les angles de prise de vue, car Pierre voulait avoir beaucoup de possibilités au montage… pas facile !

Quels sont aujourd'hui vos futurs projets ? 

 

Je prépare ou joue en tournée des spectacles de théâtre dans lesquels la musique est toujours très présente. En ce moment, il y a des textes de Jean-Claude Grumberg, Laurent Gaudé, Mariette Navarro, Christophe Tarkos, Stefan Zweig ou encore saint Augustin… avec des metteurs en scène comme Roland Auzet ou Denis Guénoun. Dans le cadre de ma compagnie Artépo, j’écris un seul en scène autobiographique sur mon rapport à la poésie, en évoquant beaucoup la maladie du diabète ; ça s’appellera « Fleur de papier »…

 

Enfin, quels seraient vos trois films favoris ? 

Question impossible, bien sûr, mais voilà ce qui me vient comme ça : « Der Himmel über Berlin » de Wim Wenders (« Les ailes du paradis »), « La vita è bella » de Roberto Benigni, et « Mauvais sang » de Léos Carax.

 

 

 

[Interview réalisée par mail le 23/11/2020 par Anne LECHEVALIER]

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