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entretien avec Fabienne BICHET

Pourquoi être devenue directrice de casting plutôt que comptable ?


Je ne sais pas compter, je ne suis pas à un zéro près, je suis très détachée des chiffres, et je n’aime pas ça. Je n’aime pas la rigueur comptable, j’aurais été une très mauvaise comptable, même pas en rêve.
Par exemple, géologue ou tout autre chose. Pourquoi ce métier vous a-t-il plu ?
Les choses sont venues petit à petit. Le point commun entre aujourd’hui et mon départ de vie professionnelle, c’est d’être tournée vers l’humain, le social. Il est clair que j’étais prédisposée à un métier tourné vers l’autre, d’être dans l’échange. Des rencontres m'ont emmenée à trouver des hôtesses.

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Dans ma nature j’ai un sens des relations humaines, j’ai un contact très facile avec les autres, je n’ai pas besoin d’être présentée et je rentre en contacte très facilement. Je n’ai pas peur de l’autre, et cela a été très vite détecté par la personne qui m’a proposée de m’occuper de trouver toutes les hôtesses, pour des courses de Formules 1. C’est dans ce milieu-là que je m’y suis retrouvée.

 

 

Quelles sont les qualités indispensables pour réussir dans ce métier ?

 

Pour un casting figuration, ce qui est indispensable au départ c’est le sens empathique, la capacité à aller vers l’autre très facilement. Ajoutons aussi le sens de l’organisation. Car quand on fait des gros castings de figuration, ce que j’ai fait par la suite, il vaut mieux avoir un sens pratique, et un sens de l’organisation, ce que je n’ai pas au départ, mais que j’ai dû acquérir assez vite, pour ne pas passer mes nuits à travailler. Pour faire du casting d’acteurs, il faut beaucoup d’autres qualités. Faire du casting de figuration m’a appris à connaître les acteurs, à travailler avec eux, à les observer, à sympathiser avec eux, à fournir mon carnet de relations et à gagner la confiance. Devenir compétente et légitime au casting d’acteurs, cela m’a pris 10 ans ! Peut-être que les jeunes d’aujourd’hui ont moins le temps car ils commencent comme assistants de quelqu’un, mais dans les années 80, les directeurs de casting travaillaient sans assistant. Pendant ces dix années, j’ai continué à faire du casting de figuration, et à ce moment précis, je suis passée aux acteurs en rentrant à Canal +.

Qu'est-ce que c’est le métier de directeur de casting ? Et comment vous le faites ? 


J'ai d'abord travaillé pour les producteurs afin de chercher les deux acteurs pour les rôles principaux.
Quand je commence un film, je suis engagée soit par le producteur, soit par le réalisateur qui par la suite

est validé par le producteur. Au départ, je fais un casting en fonction de l’économie du film. Si je réalise

un film à dix millions d’euros, je suis obligée de proposer des acteurs qui ont une grande notoriété en ayant

joués dans des films à succès. Comme ils sont beaucoup demandés, il faut que je sois forte de conviction

auprès de ses acteurs pour qu’ils lisent mon scénario, qui s’intéressent à mon projet et qu’ils aient envie de

travailler avec le producteur avec qui je travaille. À partir du choix des deux premiers acteurs, le producteur

va chercher le financement du film pour le rendre faisable et permettre d’engager une équipe.

Je reviens plus tard, quand le financement du film a été acquis pour distribuer les rôles secondaires, la

démarche est totalement différente. Je m’adresse à des comédiens que le réalisateur et le producteur ne

connaissent pas forcément. Je choisis des acteurs car je suis persuadé qu’ils seraient très bien pour ce

personnage et ce rôle-là. Je les connais, je les ai vu travailler et je sais de quoi ils sont capables. Il est

également en fonction de la personnalité du réalisateur.

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Tous ces paramètres d’une bonne capacité d’écoute, d’observation, un vrai sens de la psychologie, sont les qualités qu’il faut avoir au départ. Par exemple, si je travaille avec un réalisateur où la communication n’est pas fluide, qu’il n’est pas directeur d’acteurs et ne met pas en confiance, il faut que je prenne des acteurs qui ont de l’expérience afin de ne pas perdre pied.

Il est important de souligner également que l’improvisation est un plus, afin d’être force de proposition. Par ailleurs en plus de leurs compétences et de leurs formations d’acteur, si je travaille avec un réalisateur qui au contraire est un excellent directeur d’acteurs, j’ai un choix beaucoup plus large d'acteurs sont très à l’écoute. Je ne fais pas le même casting en fonction du réalisateur avec qui je travaille. Ensuite dans le casting, j’envoie la scène à travailler, je reçois les comédiens, je les dirige sur la scène spécifique et je fais des essais en vidéo ce qui permet au réalisateur de se projeter dans son film. Je dois aussi présenter ces essais au producteur qui a une implication artistique. Quelquefois, un producteur et un coproducteur peuvent y participer dans la cohérence de la distribution et du choix des acteurs. Quand je reçois des acteurs, j’en reçois trois sur le même rôle, j’essaie de prendre compte des acteurs qui marcheront mieux ensemble, pour être sur une distribution harmonieuse. Le timbre de la voix, le rythme et le débit sont importants dans le choix des acteurs. Si les deux femmes ont une voix perchée dans les hauts, cela ne fonctionnera pas. C’est essentiel d’avoir des associations cohérentes.

Comment ça se passe quand un acteur est choisi sans passer de casting ?

Il arrive effectivement quand je travaille avec des réalisateurs qui partent du principe que les acteurs connaissent leurs métiers. Ils les rencontrent, essaient de voir leurs personnalités et s'ils vont décider de travailler avec eux. Il arrive parfois que nous prenons des acteurs en casting sauvage mais il y a toujours des essais.

Pour les castings sauvages, vous les rencontrez dans la rue ?


Cela est dirigé en fonction de ce que l’on recherche. Si c’est un casting sauvage avec des enfants, nous nous dirigeons vers les sorties d’école, les squares, les jardins, mais tout est possible. Nous effectuons des castings sauvages en fonction de ce que nous cherchons, nous choisissons le
quartier et les endroits où il y a une concentration considérable de personnes.

 


Vous est-il déjà arrivé d’avoir croisé quelqu’un dans un restaurant, dans la rue ou dans un autre pays, et vous vous dites, c’est cette personne-là qui pourrait correspondre au rôle que vous cherchez ?


Oui, ça peut arriver.

 


Est-ce que ça vous est déjà arrivé de ne pas trouver le bon acteur ?


Non, car nous l’avons testé en amont en réalisant des essais. Un acteur n’est pas une machine, il peut être formidable au casting et au moment du tournage, il peut avoir des raisons d’être moins bon que le jour du casting, cela peut arriver, ce n’est pas pour cela que ce n’est pas le bon choix.

 

 
Connaissez-vous toujours vos acteurs ?


Non, le casting sert à cela, apprendre à connaître. Je m’appuis sur des acteurs que je connais déjà, mais il arrive très fréquemment, même très souvent, que je rencontre des acteurs que je ne connaissais pas auparavant. Je les ai choisis et les fais venir en casting car j’ai perçu dans le physique quelque chose d’intéressant : le regard, le visage ainsi qu’à l’intérêt porté au rôle. Je les reçois en casting et je sais si effectivement, ils peuvent incarner le personnage ou non.


Comment trouvez-vous les acteurs ?


L’agent travaille pour l’acteur, il faut aussi savoir que 4 ou 5 000 acteurs sont représentés par des agents artistiques. L’agent construit la carrière de l’artiste, discute pour l’argent et négocie les contrats. Je suis en relation avec eux et j’appelle un agent pour lui désigner un acteur ou l’agent me désigne un acteur pour le rôle. Je fais confiance à l’agent car il le connaît, il l'a déjà vu jouer, je le reçois en casting.

Par ailleurs, je suis chaque année au festival d’Avignon, c’est là où nous trouvons le marché du théâtre Français. Il y a 1500 pièces qui se jouent pendant ce festival : tous les tourneurs, tous les lieux de spectacle viennent pour choisir et acheter des spectacles.

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Je suis tout le mois de juillet au festival où je vois entre 4 et 5 pièces par jour, où là je vois pleins de comédiens que je ne connais pas du tout et je
continue d’enrichir mon fichier complémentaire au fichier des agents.
Est-ce que vous avez déjà fait un casting pour le théâtre ?

 
Je ne fais jamais un casting complet pour le théâtre, je distribue 1 ou 2 rôles sur une pièce, les metteurs en scène de théâtre sont souvent les comédiens et ont leur propre réseau d’acteurs. Quelquefois dans une pièce, les acteurs qui sont dans la troupe, ne connaissent personne qui
correspond au rôle choisit alors, on fait appel à moi pour un rôle ou un remplacement acteur au dernier moment éventuellement.

 


Avez-vous déjà fait des annonces sur internet ?


Ça peut arriver, si je mets une annonce sur internet c’est pour aire un casting ethnique ou je cherche quelque chose de très pointu.

 


Comment êtes-vous choisi pour faire un casting ?


J’ai déjà effectué un certain nombre de films, je suis choisie sur mon CV, en fonction de mon parcours, je m’inscris dans une ligne. On m’appellera plus souvent pour RT.

 


Pour les jeunes qui sont directeurs de casting, et qui n’ont pas fait de film avant ?


C’est compliqué car il faut gagner la confiance et prouver que nous sommes compétents. Tu peux offrir des services à faire le casting, à créer le lien, il faut commencer à se faire du réseau et à pratiquer sur les films où il n’y a pas d’argent en te débrouillant, il faut gagner la confiance des
acteurs, des réalisateurs, et des producteurs. Ou alors il faut être l’assistante d’une personne pendant plusieurs années. Mes anciennes assistantes sont aujourd’hui directrices de casting, je les appelle afin de leur proposer si elles veulent s’occuper d’un film. Ça marche aussi comme ça, et puis quand elles ont été assistante longtemps de quelqu’un, elles en font elle-même aussi à l’aide du réseau.
Elles ont été légitimes de prendre la place de quelqu’un au poste de directrice de casting avec la patience.

 


Est-ce que vous avez eu un désaccord avec un réalisateur, où vous devez exposer ou défendre
un acteur ?


Ce n’est pas un désaccord, c’est de l’argumentation et de l’échange.
La plupart du temps, je connais mieux les acteurs car un réalisateur crée un film tous les 2 à 3 ans, alors que moi, je fais 5 ou 6 films par an. J’ai une relation privilégiée avec les acteurs et les agents !

Est-ce que ça m’est arrivé d’être en désaccord total ? Si ça arrive, dans ce cas-là, nous nous séparons. Il engage un autre directeur de casting, qui va plus vers leurs sensibilités, c’est une collaboration et un rapport de confiance. Si ça ne fonctionne pas, ce qui peut arriver, soit parce que
les personnalités sont différentes, même peut être trop, soit parce que nous avons une perception du film qui n’est pas celle du réalisateur.

 


Y a-t-il un budget qui est consacré à un acteur ou ça dépend de la notoriété de l’acteur ?


Les salaires des acteurs sont liés à leurs notoriétés.

 


Qui définit leurs salaires, c’est eux-mêmes, où leurs agents ?


Ce sont leurs agents en fonction de leurs niveaux de carrière et leur notoriété. Leurs salaires prennent de la valeur ou en perde.

Vous êtes membre du comité des Molières et jury au sein du festival pour remettre les prix d’acteurs, qu’est-ce que cela vous apporte ?


Cela fait sens, c’est normal que je participe au Molière, étant donné que je vois beaucoup plus de pièces de théâtre que la majorité des gens. J’ai une telle connaissance des acteurs qu’il est normal que je participe à cette manifestation. 

 


Est-ce que ça vous ait déjà arrivé de vous sentir lassez par votre métier ?


Jamais.

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Toujours eu l’entrain de faire des castings ?


Si je n’ai jamais perdu la foi du plaisir de faire mon métier, c’est aussi parce que j’ai su dire non. Il faut savoir dire non, là ce n’est pas pour moi, il faut savoir dire non quand vous ne croyez pas en l’histoire que vous lisez. En faites j’ai plusieurs cordes à mon arc, je fais plusieurs métiers à la fois. Je suis directeur de casting et enseignante à l’université. Je peux dire non à un film car je gagne ma vie aussi en enseignant. Cela me permet de dire non parce que je n’ai pas de problème pour remplir mon frigo.

 


Comment choisissez-vous un scénario ? Qu’est-ce qui vous attire ?


Quand un producteur ou un réalisateur a envie de travailler avec moi, la première chose qu’il m’envoie est le scénario que je lis attentivement et je rencontre par la suite le réalisateur. Si nous ne nous connaissons pas, nous échangeons et nous voyons si l’envie de travailler ensemble est présente ou non.

Le scénario est une chose, le réalisateur c’en est une autre. L’histoire est aussi essentielle, savoir si cela m’intéresse vraiment afin que je puisse en parler aux acteurs. À partir du moment où je choisis d'accompagner un film, c’est que j’y crois, c’est que j’ai cette envie de l'accompagner. J’ai eu de la chance de ne pas tomber dans ce piège, être obligée de prendre des films pour gagner de l’argent.

 


Quels étaient vos critères pour les castings chez Canal + ?


Cela dépend du casting. Les critères pour mes choix des miss météo étaient en fonction de la période et de la personne qui se présentait sur le plateau à ce moment-là. L’émission dans laquelle elles interviennent et dans quel contexte.
Mais les qualités de base absolument nécessaire pour le casting de miss météo où elles sont en roue libre, c’est : une solide confiance en elle, un vrai sens de l’improvisation, une bonne culture générale afin de permettre par la suite, qu’elles puissent être chroniqueuse sur des émissions, et continuer une carrière. Je prenais des filles, pas seulement jolie, mais qui ont réellement un potentiel pour durer dans ces métiers. Nous commençons par miss météo, chroniqueuse, ou même actrice comme ça été le cas pour Louise Bourgoin.

 


Est-ce que vous suivez les carrières des acteurs que vous avez pris ?


Encore une fois, je suis au service du réalisateur et du producteur. Chaque film est une page blanche, je lis un scénario et j’essaie de faire une proposition, je ne suis pas l’agent de l’acteur, je n’essaie pas de construire leur carrière, ce n’est pas mon travail. Mon rôle est de réaliser un film différent à chaque film.

 


Quels seraient les conseils que vous donneriez aux talents pour les envois de candidatures au casting ?


De rédiger des lettres courtes et de garder dans la tête « Ce qui se dit, ne se voit pas, ce qui se voit ne se dit pas. »
Ne pas faire du remplissage littéraire comme « je vous envoie mes photos et mon CV dans l’espoir que vous ne les mettriez pas à la poubelle ». Un trait d’humour fonctionnera mieux, cela apporte une information différente et j’apprends davantage sur leur type de personnalité. Envoyer des photos en JPG dans des fichiers légers est préférable aussi.

Pour résumer, je conseillerais aux talents d’envoyer : des fichiers légers, 2 photos qui vont dans des sensibilités différentes, un CV et un court message.

Avez-vous eu une opportunité ?


Je constitue des jurys pour des festivals de cinéma. J’accueille les invités que j’ai convié, que ce soient des acteurs ou des réalisateurs, les festivals me demandent quelquefois de faire une table ronde ou d'animer un atelier formation d’acteurs si un conservatoire est à proximité de la ville où je me trouve.
J’ai commencé en Belgique qui était un festival francophone où tous les pays d’Afrique y sont représentés. Ils viennent montrer leurs films et les réalisateurs Africains sont venus assister à cet atelier et ont pensé qu’il était intéressant que je vienne faire la même chose dans leurs pays et plus
précisément, au Burkina Faso lors du Fespaco.

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C’est la même chose que le festival de Cannes en France : tous les pays d’Afrique viennent présenter leurs films. J’ai rencontré des acteurs qui venaient de tous les pays d’Afrique francophone. En Afrique, quand un acte est admirable, toute l’Afrique est au courant. Je me suis retrouvée à aller animer des ateliers au Togo, au Bénin. Mon nom et mon accomplissement s’est répandu très vite.

 

 
Quelle est votre journée type ?


Il n’y a aucune journée type, aucune mécanique dans mon métier et ce n’est jamais pareil. Quand je travaille par exemple avec Philippe Harel, nous regardons des vidéos et des interviews d’acteurs ensemble. Nous affinons le casting afin d’organiser des rendez-vous à la production, où je l’accompagne pour recevoir les acteurs ensemble.
Avec d’autres réalisateurs, cela pourrait se passer différemment. Je ne vais pas les voir pendant le casting, je vais choisir les acteurs, les recevoir, faire des essais vidéo et poser un rendez-vous par semaine de temps en temps. Aller présenter mon casting et les rôles que j’ai choisi au réalisateur.
Il y a d'autres moments où mes journées sont consacrées à l’organisation pratique du casting. Des journées secrétariat où j’appelle les agents, les acteurs, j’envoie les scènes pour organiser mes journées d’essai. Il y a des journées où à trois heures de l’après-midi je me rends au théâtre regarder une lecture ou voir une pièce de théâtre, qui n’est consacrée qu’aux professionnels.
Il y a des jours où je suis invitée par des collectifs d’acteurs pour venir animer un atelier d’animation.

Vous avez fait des stages en Afrique pour des jeunes acteurs ?


Oui, je travaille beaucoup en Afrique, mais j’ai des acteurs qui vont de 18 à 78 ans.

Pouvez-vous nous parler de votre mission en Afrique ?


J’affine toujours mes formations, j’essaie d’une part de ne pas m’ennuyer et d’autre part, c’est toujours l’inquiétude de ne pas ennuyer la personne en face de moi. Il faut dynamiser mon stage sur une durée, j’essaie toujours d’affiner les formations afin de faire toujours aux mieux. Je lis beaucoup de choses car dans les formations d’acteurs, je ne travaille pas simplement pour les faire devenir de meilleurs acteurs. En Afrique, ils ne peuvent pas vivre de leurs métiers d’acteurs, donc j’ai une démarche pour donner des outils afin d’expliquer que le métier d’acteur est transposable dans le monde de la communication, des affaires, de l’entreprise, du politique, à partir du moment où la communication est possible.

Je travaille avec eux sur le placement de la voix, la précision du langage, leur communication et savoir mesurer le temps de parole. Je leur donne plein d’outils complémentaires, je travaille avec eux sur la prévention du stress et des outils pour leur dire “Quand vous n’êtes pas acteurs vous pouvez prendre une place et vous avez des compétences.” Je vais plus loin qu’une « formation d’acteur ».Ils ont un jeu très démonstratif, j’essaie de travailler sur un jeu beaucoup plus minimaliste, avec une caméra et nous travaillons beaucoup par le visionnage vidéo pour qu’ils puissent se rendre compte du fonctionnement.

Le fils de Jean


Pourquoi n’êtes-vous pas passée à la réalisation ?
 

Ce que j’aime faire est la direction d’acteurs et diriger un plateau avec 80 techniciens, n’est pas mon appétence. Pour pouvoir être réalisateur, il faut avoir une vision et l’envie de raconter une histoire. J’aspire davantage d’être dans l’accompagnement, je préfère ce métier de conseillère.
Donc oui, malgré le fait que depuis 30 ans je fais du casting, je n’ai pas envie de passer à la réalisation.

 
Est-ce que le rapport entre le producteur et le réalisateur est différent ?

 
Bien sûr car il y a le facteur financier pour un rôle secondaire ou un petit rôle.
Certains réalisateurs veulent des acteurs qui ne correspondent pas à l’économie du film, dans notre
échange, je dois l’amener à prendre en compte ces informations. Je ne suis pas totalement détachée
de l’aspect économique du film pour pouvoir faire mes propositions d’acteurs.

Propos recueillis par Eva Marchais et Manon Faubourg

Georgia italique est une police délicate et s’inspire de la calligraphie. Elle permet de mettre en valeur une petite section de texte dans un paragraphe. (avis Pierre sur rencontre)