Jean-Louis Murat : "Les villes sont des pièges à cons !"
- montage47
- 9 avr.
- 1 min de lecture
Comme beaucoup de gens, il y a eu pour moi un avant et un après "Cheyenne autumn". A part peut-être "Rue de Siam" de Marquis de Sade, les premiers albums de Trust et Pauline Croze, peu de disques français ont fouetté mon corps aussi profondément. J'ai décidé d'aller à la rencontre de Murat à Sud-Radio, où je faisais une chronique cinéma dans les studios parisiens. Je l'ai félicité, très ému, et il a pris les compliments avec pudeur (pour ne pas dire "Je le mérite pas!"). A l'époque, je préparais un livre pour un célèbre éditeur et ai proposé à Jean-Louis s'il accepterait d'écrire sur "Taxi driver" le film de Scorsese. Quelques semaines après, j'ai reçu une lettre. Au verso de l'enveloppe kraft était écrit l'adresse : 7, rue Jean L'Olagne, 63000 Clermont-Ferrand. J'ai ouvert fébrilement... Son texte m'a d'abord semblé violent, iconoclaste, à l'opposé de la langueur passionnée de "Cheyenne autumn". Avec quelques années de recul, je comprends tout à fait son texte (génialement tourné), même si j'aime toujours "Taxi driver" malgré ses facilités. Ce que vous voyez là, est l'original de Murat, tapé à la machine... Il a survécu à tous mes déménagements...







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