• Pierre Gaffié

Le retour du vinyl, le poids de la TVA


Il y a presque 40 ans, le ministère de la culture de Jack Lang a bloqué le prix du livre. Excellente initiative, qui a permis à des librairies de survivre. Si le prix avait été libre, beaucoup seraient allés acheter leur livre en grande surface. Et les grandes surfaces auraient exclu les livres non rentables.

Mais à cette époque, une très mauvaise décision a été prise : maintenir la TVA sur le cinéma et la musique (VHS, CD, DVD) à un taux trois fois plus élevé que celle sur la musique. Aujourd'hui encore, un livre est taxé à 6%, et un disque à 21. Un vrai scandale, qui explique la quasi disparition des disquaires pendant 30 ans. En allant dans des villes de taille moyenne, je suis toujours ému de voir un disquaire. (ici "La boîte à musique" rue de la République à Brive-La-Gaillarde)

Alors, pourquoi deux poids, deux mesures pour un même univers : la culture ? Peut-être parce que le lobby des livres est très puissant et surtout très français. Les maisons d'éditions qui écoulent la littérature (Seuil, Grasset, Gallimard) se partagent les prix littéraires et diffusent la quasi totalité des livres en français.

Alors que les éditeurs de DVD ou de CD sont étrangers (Sony, Universal, etc).

Bien sûr, il existe des labels français (PIAS, Naïve...), mais ils ne peuvent pas lutter ou s'accomodent de cet état de fait. Au détriment des mélomanes et cinéphiles qui n'ont pas encore basculé vers le streaming (qui lui appauvrit les artistes).

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