Une femme et un Juke-box

Travailler pour « Nulle part ailleurs » était un rêve à 24 ans, mais 4 ans après, j’en avais un peu marre. Ma chronique cinéma plaisait, mais la niaque y était moins. Alors que nous attendions nos taxis, à Cannes, j’ai dit à Philippe Gildas : « Je vais arrêter ! ». Maryse, qui était assise à côté de lui, a eu un moment d’étonnement, mais aussi de tendresse. Elle comprenait que je ne faisais pas de la télé POUR faire de la télé, mais PARCE QUE l’occasion s’était présentée. Deux mois avant, j’avais appris que mon scénario de « 1 Franc » avait été sélectionné par la commission court-métrage du « C.N.C ». Un des membres de la commission m’a confié, plusieurs mois après, que Thomas Langmann avait dit : "Un critique qui souhaite devenir réalisateur, c’est courageux, nous devrions le soutenir !" Deux ans avant, j’avais proposé à l’équipe de « NPA », un projet de chronique, dont Gildas était fou. Je pensais donc qu’il serait retenu. Mais je n’ai pas eu la vraie possibilité d’enregistrer les essais avec la comédienne (une vraie injustice…) et ce fut Philippe Vandel et ses « paradoxes » qui furent retenus. J’ai vu mon projet, un peu modifié, réapparaitre sous les traits des personnes de De Caunes et Garcia… Qui sait si cette frustration n’est pas à l’origine de mon envie de faire du cinéma ?

 

« 1 Franc » fut tourné à Revel, en 35 mm.

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